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(publicité commentée infra + début 3ème volet de « La machine à broyer les hommes »)
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Tiré de la campagne publicitaire récemment matraquée sur les ondes
radiophoniques belges
et
qui promeut le recours aux avocats, notamment salutaire en matière de
séparation/divorce
(actuellement disponible sur
www.avocat.be/index,fr.html,
le site de « l'Ordre des barreaux francophones & germanophones de Belgique
»)
« Lorsque Cendrillon et le Prince Charmant se marièrent, ce fut la liesse dans tout le Royaume.
Dix ans plus tard, le prince charmant avait séduit tout ce que
la Cour comptait de jolies femmes
et Cendrillon décida que cela avait assez duré
[NDLR : bruit de porte qui claque].
Heureusement, un avocat qui passait par là se chargea de
leur divorce
et Cendrillon put vivre encore de longues années dans son beau château avec ses
nombreux enfants.
Moralité [NDLR : voix de femme] : un avocat c'est quelqu'un qu'il faut voir avant pour éviter les ennuis après. »

Examinons à présent de plus près cette merveilleuse fable "pour enfants".
Une fois n'est pas coutume, on observe que la personne qui trompe l'autre ce n'est bien entendu pas la tendre et irréprochable épouse mais évidemment le vilain et coupable mari. De ma propre expérience d'homme qui a conversé avec des centaines de femmes (et plus si affinités), que ce soit dans la vie réelle ou sur la fantastique toile Internenette, je pourrais vous conter une kyrielle d'anecdotes où des dames jeunes et moins jeunes, mariées ou en ménage, étaient tout à fait disposées à tromper leur prince (bien entendu pas trop charmant, trouvez-moi donc une qui dit que son "mec" est effectivement génial mais qu'elle a juste besoin de "frissons") ; ou encore d'autres qui trouvaient "excitant" de coucher avec un homme marié... voire même celles qui déclaraient ouvertement chercher juste un "fécondateur" d'ovaire : « puis si après quelques mois on ne s'aime plus, je m'en fous : le principal c'est que j'aurais mon enfant » (sic), sans compter les demoiselles à la recherche du « flash » « avec un beau grand brun ténébreux en décapotable » et autres nymphomanes qui ne se contentent pas de regarder les chars le jour du 21 juillet, préférant les choeurs de l'armée rouge à un solo de guitare. Ben oui, il n'y a pas que chez les XY qu'on compte des gens volages... on en compte même de source "sûre" parmi des personnages censés faire respecter l'ordre et la moralité dans les listings de certains clubs échangistes "huppés".
Bref, je vous renvoie à
mon précédent article consacré à Serge Ferrand
qui, tout comme nos groupes de réflexion locaux en collectionnent les
exemples, dénonce depuis des années ce
bourrage de crâne permanent qui dépeint systématiquement les femmes comme d'éternelles
victimes,
tandis que les hommes sont leurs sempiternels bourreaux. Si vous y
regardez de plus près, il ne se passe pas un seul jour sans que pareils messages
"subliminaux" soient diffusés dans les médias.
« Women are heroes »
dit à présent un slogan bien connu... « Men are zeroes » devrait-on
ajouter tant qu'à faire ! Ce n'est certainement pas avec ce genre de
"philosophie" haineuse que nos parents, dont les miens que je
remercie, parvenaient encore il
n'y a pas si longtemps à faire durer leur couple quarante ans et plus !
Je ne m'étendrais pas ici sur ce vaste sujet, d'autant que je ne souhaite pas passer pour un "masculiniste" revanchard, terme attribué par les (ultra) féministes à ceux qui osent s'ériger devant leur discours fanatique, mais je voudrais rappeler une fois encore que l'Histoire n'a pas réservé une place si enviable à mes pairs masculins. Nos aïeuls se retourneraient dans leur tombe si d'aventure ils pouvaient constater qu'on affirme aujourd'hui que de tous temps l'avis des femmes était mineur, tandis qu'eux étaient souvent mineurs tout court et crevaient au fond du trou entre deux coups de grisou, ou encore du cancer à un âge précoce. Et que diraient les millions de pauvres types qui ont sacrifié leur vie, par choix ou souvent par obligation, pour défendre nos libertés... pendant que trop souvent leur épouse, restée au pays et lasse de les attendre, demandait le divorce ou se livrait à l'une ou l'autre infidélité ? Combien de tombes de soldates dénombrez-vous au cimetière américain d'Henri-Chapelle parmi les 7.989 croix blanches ? Pourquoi nie-t-on systématiquement les problèmes des hommes, tandis qu'on met constamment en exergue ceux des femmes ? Enormément de dames avec qui j'en discute sont du même avis (lire quelques-unes des réactions), ce sont d'ailleurs souvent nos meilleurs soutiens !
Ce climat mortifère, cette opposition malsaine des sexes, toujours unilatérale, ne contribue-t-elle pas à créer un climat propice à la séparation, ce qui engendre trop souvent des conséquences dramatiques sur les enfants, parfois pris entre le marteau et l'enclume ? Pour vous citer une nouvelle référence, je vous invite à compulser les ouvrages d'Yvon Dallaire, psychologue et sexologue québécois, écrivain et conférencier international avec lequel je suis régulièrement en contact, même si chacun conserve sa vision des choses et ses spécificités, la nôtre étant celle d'avoir vécu de l'intérieur une tragédie familiale.
Bref, retournons à nos moutons : dans ce merveilleux spot publicitaire le grand
méchant loup, euh pardon le prince,
n'est finalement pas si charmant et, puisque tous les hommes (sauf moi
apparemment ?) se montrent infidèles avec leur dulcinée, leur pauvre victime
au-dessus de tout soupçon se retrouve en plein désarroi.
Mais, heureusement,
Zorro est arrivé avec sa cape noire sans son grand chapeau :
un avocat qui passait par hasard par là (aux Etats-Unis, et nous y venons tout doucement
chez nous, certains avocats distribuent leur carte de visite à la sortie des
endroits "stratégiques" pour inciter leurs clients potentiels à entamer une
lucrative guerre de procédures), se proposa de "régler tous les
problèmes".... ou de les empirer voire de les créer, c'est selon la vision
des choses.
« et Cendrillon put vivre encore de longues années dans son beau château avec ses nombreux enfants », CQFD !
On ne se cache même plus pour expliquer aux mères comment cela se passe très souvent, c'est devenu anodin.
("Gabrielle Solis" dans Desperate Housewives : « Et tout le monde sait que la femme garde la maison et que le mari prend un appartement merdique. C'est une tradition américaine. », S. 3, Ep. 4, 28'16'')
Traduction : l'odieux prince (pas trop) charmant s'est certainement vu accusé d'adultère (plus très à la mode en pratique) ou mieux, de violence conjugale (voire d'attouchements sexuels - liste non exhaustive)... et sur base de l'article excessif 223 du Code civil belge (rarement appliqué envers des mamans), on ira jusqu'à le flanquer dehors pour que la Princesse Cendrillon, fragile et innocente, ainsi que dans « l'Intérêt Supérieur de l'Enfant » (de voir papa foutu à la rue en trois jours pour certains de mes camarades ?), puisse bénéficier du logis familial... parfois construit et payé par l'ex prince charmant. Petit détail en passant : les enfants du couple royal resteront bien évidemment dans le douillet berceau familial, euh pardon matriarcal... histoire de ne pas les perturber davantage je suppose.
Moralité : ce genre d'avocat détruit des familles, des parents (souvent des papas) et des enfants
et cette publicité grotesque est immonde !
(elle frise l'outrage public aux bonnes moeurs - Art. 383Cp)
A quand un fascicule distribué dans les maternités, du style « comment foutre à la porte votre ex 100% gagnante en dix leçons » ? Je pourrais fort aisément le rédiger, mais je préfère m'atteler à une tâche bien plus ardue, celle de parvenir à l'objectif inverse, en réveillant les consciences trop souvent en léthargie.
Je rappelle que je n'ai absolument rien contre telle ou telle profession en particulier. C'est pour que le système s'améliore que je milite et donc y compris contre les avocats véreux (car il en existe bel et bien) que je m'insurge. Comme les documentaires de Serge Ferrand le rappellent en images, il existe malheureusement dans toutes les grandes villes, au Canada comme ici, des avocats connus pour leur façon peu orthodoxe de procéder, incompatible avec tout code d'Honneur. Pour de l'argent ils vendraient père et mère, se foutant pas mal des familles qu'ils vont détruire, en se cachant derrière le principe d'immunité de plaidoirie.
Je puis d'autant en témoigner que je l'ai personnellement vécu, ayant "dû" apprendre à me battre pour finalement plaider en personne contre une avocate de ce style, titulaire de divers mandats politiques à Liège (ce n'est certainement pas pour rien que la mère de ma petite fille a changé à l'époque de conseil pour aller en chercher une sur le barreau de Liège, celui de Verviers - pourtant entre-temps bâtonnier - étant apparemment trop gentil avec moi, puisqu'il plaidait le "mystère" quant au comportement de sa cliente). C'est triste à dire mais, sans vouloir paraître extrémiste, si ces conflits se réglaient encore en duel, au pistolet ou à l'épée, les gens réfléchiraient certainement à deux fois avant de s'attaquer à vous ; car à présent tous les coups sont permis : de toutes manières on ne risque rien à salir la réputation de la partie adverse, alors autant s'y donner à coeur joie ! Et que dire des personnes de mon entourage, d'habitude raisonnables, parfois consultant(e)s, qui parvinrent au fil des péripéties à la conclusion que cela aurait été moins cher mais plus efficace de recourir à l'emploi d'un Kosovar, comprenne qui pourra ?
L'avocate en question, qui a par ailleurs le culot de se présenter comme "médiatrice familiale" (apparemment la formation complémentaire qui mène à ce titre n'est pas d'un très haut niveau en Belgique, sans compter que j'estime qu'il n'est pas normal de porter les deux casquettes à la fois, en étant potentiellement juge et partie), a subitement fait basculer ma propre affaire suite aux appels tous azimuts de la maman, en faisant traîner les choses par des manoeuvres dilatoires, des pseudos médiations, de la calomnie et de la diffamation. A-t-elle fait marche arrière en voyant que j'étais prêt à passer un an à écrire un récit autobiographique et faire in fine éclater la vérité (concept qui ne semble plus être de rigueur dans les tribunaux), à défaut de reconnaître ses erreurs et de me présenter publiquement ses excuses ? Toujours est-il qu'elle a finalement laissé sa place à une autre qui, tant qu'à présent (et je cite), « ne cautionne pas tous les agissements de sa cliente ».
La responsabilité de ces personnes vénales, malfamées voire immorales est évidente. Celle de leurs "conseils de l'ordre", qui d'après moi défendent trop souvent davantage les intérêts de leurs pairs que l'éthique de la profession qu'ils représentent, l'est également dans certains cas... cette publicité infâme en constitue, de mon point de vue personnel de citoyen, d'humaniste et de père, une preuve flagrante. Nous, parents injustement spoliés de nos enfants, comptons agir pour que ces individus nuisibles au bien-être des Familles soient à terme radiés des barreaux et qu'en attendant les magistrats soient avertis de l'existence d'une telle "liste rouge".
Car ils sont la honte de leurs confrères et consoeurs ; ils salissent leur profession toute entière. Les deux avocates avec lesquelles j'ai jadis collaboré, n'ayant en 1998, début de mon périple, jamais eu le moindre contact avec la Justice, même pas pour un misérable PV mineur de roulage, sont quant à elles des dames respectables et nous n'avons rencontré à l'époque aucun problème relationnel. Toutes deux estimaient que la tournure des événements n'était pas normale, que la Justice ne fonctionne pas comme elle le devrait... propos qu'un juge (à l'époque du tribunal de la jeunesse et fort estimé) me tiendra par la suite, sans parler de ceux acerbes de certain(e)s intervenant(e)s sociaux(-ales) et autres inspecteurs de police. Rajoutant ensuite que les femmes partaient avec une longueur d'avance en droit familial... les hommes avec quelques tours entiers du bassin de natation de retard, une ancre au pied et un sac de lest à la taille ajouterais-je personnellement !
Certes, ne mettons pas tout le monde dans le même panier à crabes : il existe fort heureusement encore des avocat(e)s qui ont des valeurs, une solide éthique, une conscience, un certain humanisme. Je ne parle pas nécessairement ici de ceux qui se proposent tout sourire de vous défendre gratuitement dès que l'affaire devient médiatisée, car celle mentionnée supra (qui m'accusa des pires pêchés) en fait partie, venant à présent parfois défendre devant les caméras une autre "innocente" maman dans le cadre d'un dossier sordide. Je parle ici de certains juristes, comme celui d'un petit garçon que je côtoie, qui, dans l'anonymat le plus strict (sans espérer des retombées médiatiques et donc financières par la suite), a proposé de le défendre gratuitement, étant donné les revenus modestes de son père.
Il y a le pro deo allez-vous me rétorquer... mais ce n'est malheureusement pas si simple, d'une part parce que les conditions d'accès restent assez drastiques (à l'époque, ayant perdu mon emploi de cadre, je percevais 12 euros de trop pour en bénéficier, même si celles-ci ont entre-temps été un peu assouplies) et d'autre part parce qu'il faut encore trouver des juristes sérieux, capables, expérimentés... inscrits au BAJ et désireux de défendre avec force et conviction des affaires comme les nôtres qui, à force de ne pas les traiter, deviennent « compliquées »... ou plutôt épaisses, comme la photo de mon dossier en avril 2006 l'atteste !

Imaginez un instant les ressources folles que ce tas de paperasses improductives a mobilisé, tant les milliers d'heures que j'ai passées que celles de la quarantaine d'intervenant(e)s au bas mot, ou encore les heures gaspillées par les services de police (qui ont probablement d'autres chats à fouetter) à auditionner mes plaintes pour refus de présentation d'enfant, sans parler de l'énergie dépensée par la horde de fonctionnaires de Justice... tout cela à partir d'un dossier clair et limpide comme de l'eau de roche où une Maman déclarait officiellement aux magistrats dès la naissance qu'elle ne souhaitait pas de père pour SON enfant. Je vous laisse deviner ce que cela peut donner (et surtout totaliser) dans le cas de ces milliers d'autres dossiers où la mauvaise volonté d'un parent n'est pas aussi flagrante !
J'ai personnellement rencontré une série d'avocats très corrects mais, au risque de déplaire à certains parmi les milliers de praticiens belges qui se déclarent spécialisés en droit familial et qui pourraient me voir comme quelqu'un de nuisible à leur gagne-pain alors que mon objectif n'est finalement que « l'Intérêt Supérieur de la Famille », si je dois faire le bilan de l'intérêt de leur présence au sein des litiges familiaux, il n'est effectivement, de mon humble avis de "bête père", pas très positif. Tant que les mentalités ne changeront pas, ce qui n'est sans doute pas demain la veille, j'estime qu'il vaudrait mieux que les particuliers se défendent seuls en face de leurs "juges". Ils le feront peut-être maladroitement, c'est-à-dire sans connaître les "règles de l'art", mais ils le feront avec leurs tripes, sans le prisme déformant d'un tiers censé les faire passer pour des Saints, tandis que la partie adverse se doit d'être dépeinte comme un monstre sanguinaire (évidemment je simplifie, ce changement radical est probablement utopique à l'heure actuelle où certains juges n'apprécieraient pas qu'un particulier se défende seul, d'autant qu'il faudrait avant tout déjudiciariser les affaires familiales, en intervenant moins dans la sphère privée, sauf quand des constats révèlent une tentative de la part d'un parent d'aboutir à l'exclusion de l'autre (rejet/aliénation parentale), auquel cas il faut réagir fermement et immédiatement, car la médiation a ses limites).
Rappelons que les membres de cette profession libérale sont indépendants et, à moins d'avoir soi-même connu
l'enfer d'une guerre (car c'est malheureusement de cela qu'il s'agit) juridique,
d'avoir une fameuse maturité et une profonde sagesse, in fine de
comprendre les blessures que certains comportements bestiaux peuvent engendrer, les
conséquences auxquelles cette escalade sans fin, cette spirale de la violence
psychologique peut aboutir, ils ont tout intérêt, même inconsciemment, à faire
durer les choses, à faire traîner les procédures (pendant que la gangrène
s'installe)... voire à carrément pousser leur client(e) vers la voie de la
vendetta.
Sans parler de certains copinages dont j'ai eu écho (sans en avoir la preuve),
du style « je te laisse gagner telle affaire, tu me laisses remporter telle
autre ».
Songez donc aux milliards qui sont inutilement gaspillés à ces guéguerres débiles, tandis qu'elles ne rapportent absolument pas un Eurocent à la collectivité, rien que souffrances, déceptions, désillusions, suicides, infanticides, crimes passionnels, problèmes de santé, etc. etc. etc.

La Belgique, selon moi, vit très largement au-dessus de ses moyens. Nous ne produisons plus grand chose, tandis qu'avant de vouloir redistribuer des richesses il faut d'abord commencer par en créer, comme le font actuellement l'Inde ou la Chine. Depuis des années je prétends que le pseudo équilibre du budget national n'est qu'illusion, que nous n'aurons bientôt plus rien à revendre, ni sociétés étatiques à privatiser, ni bâtiments publics à liquider, ni fonds de pensions à concéder. Des banques aux industries, de la BBL aujourd'hui filiale de ING Group à Cockerill rachetée par Mittal, qui détient les ficelles, l'épargnant belge ou le lointain capitaliste ? Comment financerons-nous demain nos importations, puisque nous sommes très dépendants de l'étranger, en matière énergétique par exemple ? Quid du vieillissement de la population et du financement des pensions pour les générations futures, pour ceux qui auront encore achevé une carrière complète ?
Bien avant que le sujet ne devienne à la mode, surtout avant les élections (hormis le parti Ecolo qui en fit son cheval de bataille dès sa création), j'étais interpellé par les problèmes environnementaux, raison pour laquelle j'avais suivi il y a une douzaine d'années une formation complémentaire de deux ans en cours du soir dans ce domaine. A présent, plus personne ne peut nier les changements climatiques dont nous ne percevons pas encore la réelle ampleur, l'inertie de ces phénomènes présageant le pire pour les cinquante années à venir. Va-t-on continuer à se comporter de façon aussi insouciante à l'égard des phénomènes sociologiques ?
Je suis peut-être dans l'erreur, auquel cas je m'en félicite, mais je pense sincèrement que la solution ne réside certainement pas à créer des dizaines de milliers d'emplois dans les services, des avocats aux assistants sociaux, des psychologues aux médiateurs, "experts"... et j'en passe et des meilleures. Chacun peut bien sûr avoir son utilité, mais imaginez tout l'argent qui est gaspillé parce qu'on refuse de s'attaquer directement aux noeuds des problèmes. Imaginez la politique de recherche et développement que l'on pourrait mener avec cette montagne d'argent dilapidée en procédures judiciaires, ou encore celle en matière d'éducation (nos scores n'étant guère brillants en moyenne d'après des études européennes)... et toutes les retombées à moyen et long terme que ces orientations pourraient amener.
Imaginez aussi l'énorme impact socio-économique qu'engendrent actuellement ces séparations conflictuelles. Bon nombre de parents (souvent de pères) lésés, révoltés voire humiliés refusent de continuer à participer à ce cirque et veulent d'une manière ou d'une autre en faire payer le prix à la société. Certains brûlent leurs cartes d'électeur et incitent à la désobéissance civile, d'autres entament une courageuse marche sur Strasbourg, d'autres encore sombrent dans la dépression voire la marginalité, jusqu'à en devenir SDF... ou à se pendre. Est-ce bien, est-ce mal, je n'ai pas à juger de la réaction de tout un chacun face à l'inacceptable, tout humain réagissant avec sa personnalité et ses propres limites ; je me contente d'observer le plus sereinement possible ce monde qui devient fou et où nos droits élémentaires sont trop souvent bafoués, tandis que certains acteurs s'en mettent plein les poches puisque leur morale ne souffre guère de tant de considérations "intellectuelles".
Ce n'est certainement pas par plaisir, ni par appât du gain et goût de lucre, ni par quête de gloire ou de notoriété, ni même par masochisme que des parents, parfois très diplômés et capables de réaliser des choses bien plus rentables, passent tant de temps sur ce sujet et acceptent de témoigner sans pudeur de leur vécu. Sinon ils postuleraient d'emblée pour passer dans ces nouvelles émissions où certains se plaignent pour un litige de quelques milliers voire centaines d'euros, ce qui nous nous semble si dérisoire, tandis qu'on élude les pires drames qui soient : ceux qui touchent à votre chair et pour lesquels nous voudrions de réels débats de fond.
Monsieur Melchior Wathelet, un verviétois de souche comme moi, fils du non moins célèbre ex vice-premier ministre et ministre de la Justice Melchior senior (avocat de formation) et papa d'un jeune petit Melchior, vient d'être désigné Secrétaire d'Etat aux Familles au sein du gouvernement Leterme. Avocat lui aussi de formation (comme bon nombre de politiciens belges d'ailleurs, là où le pragmatisme des ingénieurs pourrait parfois s'avérer bien utile pour compléter la machine) ainsi que jeune papa trentenaire à l'ascension fulgurante, il va à présent avoir l'opportunité de mettre le discours électoral du CdH en pratique.
Remarquez que la nouvelle équipe en place (une « armée mexicaine » selon Ecolo), enfin accouchée dans la douleur après plus de neuf mois d'un risible scénario à la belgo belge, n'a - une nouvelle fois et à notre grand regret - pas répondu à nos demandes. Nous souhaitions que la fonction d'un Ministre des Familles soit créée car nous estimons que c'est un sujet primordial, encore bien plus que celui de l'emploi si on en croit les sondages présentés en guise de slogans préélectoraux. Au lieu de cela, le SE aux familles (auparavant Gisèle Mandaila, dame avec laquelle j'ai eu le plaisir de converser lors du salon FamiBoom 2007) a également en charge celui du budget, raison pour laquelle sans doute cette fois-ci un homme occupe ce poste. Autant dire que la Famille on s'en fout un peu finalement.
Lorsque Kerim Maamer,
responsable du Centre des Droits Parentaux, l'a récemment contacté pour
lui soumettre nos desideratas, l'intéressé lui aurait transféré un document relatif
aux propositions d'aide pour les familles monoparentales. Nous ne doutons
pas qu'il s'agit là d'une louable intention mais, bien que nous n'ayons pas été
élus par le peuple, n'ayant aucune porte d'entrée en politique, nous estimons de
concert qu'il s'agit là d'une réaction assez révélatrice de la vision de nos
décideurs actuels.
En effet, si vous prenez la peine de vous pencher sur le sujet, vous constaterez
que tout est prévu pour inciter les couples à se séparer.
Ainsi, dans maintes situations le parent « principal », en pratique généralement
la maman (malgré la récente loi du 18/07/2006), trouve un intérêt financier dans
la rupture. Je vous invite
encore à lire les ouvrages de
Pascale Jamoulle,
ou à visionner
le deuxième
volet du documentaire « La machine à broyer des hommes »
qui aborde cette problématique. Bien entendu, ces politiques ne sont pas
la conséquence du discours féministe ambiant qui sévit depuis plus de trente
ans...
Lorsque des parlementaires proposent des lois, je les invite à réfléchir
davantage d'une part sur les modalités pratiques de leur mise en oeuvre et
d'autre part sur les impacts sociologiques de celles-ci, en insistant pour que
l'on traite les problèmes globalement et en profondeur, plutôt que de systématiquement remettre
des emplâtres sur des jambes de bois, de sorte que nos lois deviennent
totalement ingérables et incompréhensibles pour le commun des mortels,
fusse-t-il juriste.
Que dire par exemple des multiples
propositions de lois, parfois totalement imbéciles, concernant
les méthodes de
dévolution patronymique, tandis que les tribunaux sont déjà visiblement débordés par leurs
tâches existantes ? Est-il normal que des parlementaires proposent de
dorénavant attribuer à l'enfant le nom de famille du parent dont le nom est le
premier par ordre alphabétique (disparition progressive des noms en Z, Y, X...), ou encore celui du parent le plus âgé
(messieurs prenez des femmes plus jeunes !), ou encore
de façon aléatoire (pile je gagne, face tu perds) ? A se demander ce qui
se boit et se fume à midi dans certaines enceintes !
Créer 36 services (désorganisés, divisons pour régner, sans qu'aucun n'ait de réel pouvoir à part tout au plus celui d'interpellation, formant ainsi un bel écran de fumée) pour l'aide à la jeunesse et aux victimes, soutenir les mères isolées par des primes, des allocations majorées, des avantages fiscaux, des maisons sociales... en bref de l'assistanat, est-ce donc cela la solution idéale ? Lancer des campagnes préventives d'information et d'éducation (comme celle trop rarissime intitulée yapaka.be avec pour slogan « vivre ensemble », instiguée par le Ministère de la Communauté française de Belgique et que j'ai estimée globalement très positive), réformer en profondeur la justice, soutenir au contraire la co-parentalité, prôner un discours "pro" plutôt que "anti"... n'est-ce donc pas plus constructif ? Faut-il indirectement encourager les gens à vivre seuls, et souvent malheureux... ou faut-il réapprendre aux gens à s'entendre, à communiquer, à assumer leurs responsabilités ? Je vous l'accorde, il s'agit là d'un véritable casse-tête auquel je n'ai aucunement la prétention d'apporter des solutions miracles.
C'est tout un système qu'il faudrait remettre en question. Préparons pour nos enfants un avenir meilleur, un monde plus juste, où la rivalité entre les sexes laissera davantage la place à un discours de tolérance et de respect mutuel, dans la compréhension de nos différences. Un homme ce n'est pas une femme et "l'égalité des sexes" me semble, tel qu'il est actuellement présenté, un concept à la fois utopique, dangereux et malsain. Non, un papa ce n'est pas une maman, « les hommes viennent de Mars et les Femmes de Vénus » pour reprendre l'adage à présent bien connu, titre d'un best-seller que je vous invite à compulser ; ce n'est pas mieux ni moins bien, c'est simplement différent et tout aussi important dans la construction de nos chérubins, quel que soit leur âge... ou leur sexe !
J'estime parfaitement anormal que des sommes colossales soient engouffrées hors
des deniers publics pour saupoudrer partout un discours féministe et épauler les
mères tandis que rien n'est fait pour accompagner les pères en situation de
rupture, alors que les séparations sont généralement difficiles à vivre pour
tout le monde. Comme vient de le porter à l'attention du public (pour peu
qu'il subsiste encore des personnes qui préfèrent la lecture du journal Le
Monde à celle du Vlan ou du Métro) l'émission
Questions à la Une de ce mercredi 9 avril sur la RTBF,
237 millions d'euros sont octroyés chaque année à l'église catholique belge,
soit neuf milliards et demi d'anciens francs... de quoi distribuer un
fameux paquet d'hosties lors des eucharisties, a fortiori vu le faible
taux de fréquentation des églises !
Et ce pendant que des parents comme nous, quelle que soit leur confession, leur
appartenance politique ou leur niveau social (souvent devenu précaire de par la
force des choses), ne reçoivent pas un centime de subsides pour porter leur
message, certainement aussi important que le discours chrétien. Pas de
cagnotte miraculeuse ni de caisse noire pour soutenir les milliers de parents
belges victimes de rapts inter ou intra nationaux, kidnappings hors de nos
frontières, y compris dans une Europe exclusivement commerciale... ou
rejets parentaux belgo belges sur lesquels la Justice fait généralement l'impasse. Pas un seul centre pour pères en détresse, pas une maison
d'accueil pour hommes (a)battus... tout ce que je puis leur proposer c'est la
cabane que papi, le grand-père paternel de Florence et moi-même avions
construite dans les arbres pour qu'elle puisse y jouer avec ses amis (nota
bene : nous ne fournissons pas le chauffage, à charge du locataire).

Mais laissons à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à ? Quittons les cieux pour revenir les pieds sur Terre. Au lieu de la formule « plaise à la Cour », ne faudrait-il pas en revenir à « plaise au Peuple » puisqu'il est en théorie souverain ; à la place de ce décorum ostentatoire, ces toges noires (souvent crasseuses, voire ces perruques théâtrales d'un autre âge dans certains tribunaux nationaux), ces "traditions" où il faudrait au 21ème siècle appeler « Maître » un licencié en droit (en guise de soumission ?), ne faudrait-il pas privilégier les principes fondamentaux de liberté, égalité et fraternité ; plutôt que de parler sans cesse de procédures, d'ISO-900x, carcans et autres entourloupettes, ne faudrait-il se concentrer d'abord et avant tout sur nos droits les plus élémentaires, comme celui de voir grandir ses enfants... et réciproquement... tout en insistant sur le fait qu'un droit s'accompagne toujours de devoirs, sinon on en arrive vite à l'anarchie !?
Faut-il dès lors tout accepter au nom de la liberté individuelle ? Certainement pas, car la liberté des un(e)s commence souvent là où s'arrête celle des autres... et réciproquement. Par exemple, les lobbys féministes s'insurgent quand on voudrait qu'il existe un contrat de parenté dans lequel on s'engagerait a priori à ne pas déménager au bout du monde sans obtenir l'accord de l'autre parent. Que celles qui trouvent cela excessif acceptent alors qu'on octroie dorénavant la "garde" des enfants au hasard, de sorte qu'elles auront elles aussi une "chance" sur deux, ni plus ni moins, de ne plus voir leurs enfants que pendant les vacances scolaires, à moins d'être financièrement capables de prendre l'avion ou le TGV tous les week-ends, dès lors que le papa aura décidé de déménager du nord au sud de la France par exemple. Belle démonstration par l'absurde n'est-ce pas ? Pourtant, instaurez un tel système et vous verrez que la majorité des conflits se réglera d'eux-mêmes, dès lors qu'un des deux parents n'est pas quasi certain de ressortir gagnant de la bataille, en vertu de considérations hautement sexistes.
Il y a quelques jours, un papa m'a contacté pour me demander de l'aide (via le site Citoyens Attentifs). Il n'a plus vu sa fille, nourrisson né fin janvier, depuis un mois déjà et lorsqu'il téléphone pour s'enquérir de ses nouvelles la maman lui dirait juste « elle va bien » (dans mon cas elle prit directement un numéro privé). Comment en est-on arrivé à ce qu'un père doive se mettre littéralement à genoux pour espérer entrevoir furtivement son enfant, selon des modalités strictes imposées par l'autre parent... alors que, à mon humble connaissance, absolument RIEN ne stipule dans aucun code que la Mère a plus de droit que lui... que du contraire puisque les hommes (et les femmes ?) naissent et demeurent égaux en droits ! Nous sommes finalement bien sots de ne pas prendre nos enfants avec nous, puisque dans le cas inverse la Justice cautionne quasi systématiquement la politique du fait accompli ! Que lui dire sinon qu'il n'a absolument aucune chance d'obtenir une garde partagée étant donné la mentalité actuelle ? On lui rétorquera que, l'enfant étant en bas âge, il est préférable qu'elle reste auprès de sa mère !
Au mieux aura-t-il la possibilité (si entre-temps rien ne s'arrange par la voie diplomatique), au terme de l'une ou l'autre procédure(s) et enquête(s), de voir son bébé deux heures par semaine à l'âge de six mois (moins la durée des trajets)... avant un "élargissement" de ce droit à quinze heures par semaine (sans délogement, découpé en trois morceaux et trajets toujours à sa charge) quand elle aura treize mois... s'il a tenu le coup jusque là ? Un délogement de 4 week-ends à 18 mois, de maigres vacances à 3 ans et demi, puis enfin un jugement clair l'année suivante ? Ou encore un Noël en Famille, un coup de téléphone en dix ans ? Et dans quelques années, les SAJ, SPJ, DGDE et autres gens bien intentionnés lui apprendront que sa fille va "bien" mais, c'est bien triste vous savez, qu'elle a peur de lui... à moins qu'un haut magistrat lui confie gentiment que, pour son bien, il vaudrait mieux qu'il fasse son deuil et pense un peu à lui... « elle reviendra plus tard » ?!
Je viens à l'instant d'en débattre une heure et demi par téléphone avec l'avocat attitré de ce jeune homme. Il m'a laissé une excellente impression car il comprend ces phénomènes inquiétants (toute puissance matriarcale, déni du père, omniprésence du discours d'opposition des sexes, féminisation de la Justice, existence de consoeurs peu scrupuleuses, accusations gratuites et autres manoeuvres dilatoires, fast-justice...). Il semble prendre à coeur ses dossiers et cherche apparemment avant tout la voie du compromis, sans chercher à envenimer les choses. Il a déjà entendu parler de notre action, me félicite pour mon discours et nos démarches qu'il soutient « à 100 % ». Nous allons d'ailleurs nous échanger nos coordonnées, des références d'ouvrages, de la doctrine et de la jurisprudence (action en de in rem verso, etc.). Il estime visiblement que l'Intérêt Supérieur de l'Enfant c'est avant tout de se construire entre et avec ses deux parents et que la loi, appliquée par l'institution judicaire, doit être au service des justiciables et non dans l'intérêt personnel de certaines professions qu'il ne connaît que trop bien.
Ainsi, comment accepter ces intolérables campagnes de publicité où on conseille
insidieusement à
Cendrillon d'évacuer son « prince charmant » ?
C'est la question que nous nous permettons humblement de poser en tant que
simples citoyens qui avons sans raison perdu nos « châteaux » et nos enfants.
C'est la question que je vous pose à mon tour, en vous remerciant d'ores et déjà
pour votre attention... et en vous proposant une autre version de la fable :
« Lorsque Cendrillon et le Prince Charmant se marièrent, ce fut la liesse dans tout le Royaume.
Dix ans plus tard, après avoir
vraiment tout tenté pour sauver leur couple, malheureusement,
le prince et la princesse décidèrent entre adultes qu'il valait finalement mieux
qu'ils se séparent.
Mais
comme ils étaient tous deux des parents raisonnables, ils réagirent avant tout
dans l'intérêt des enfants
et acceptèrent une séparation à l'amiable, correcte sur tous les plans, dont un
hébergement égalitaire alterné.
Et Cendrillon, le Prince et les fruits
de leur Amour passé purent ainsi continuer à vivre heureux,
à grandir et se construire ensemble, malgré la rupture, et ce encore de très longues années.
»
(
Version
audible
)
Cela est possible : ma soeur, chargée de mission dans l'enseignement fondamental, l'a fait et mon neveu est en garde partagée depuis douze ans... CQFD !
Par Patrick Garnier, jeudi 10 avril 2008
Post Scriptum :
Voici un avis du Collectif REPARE, reçu l'an passé par courrier électronique suite à une autre publicité diffusée chez nos voisins d'Outre-quiévrain. Chacun parle avec sa propre sensibilité et son tempérament... mais tout ce que je souhaite personnellement, c'est que ces remarques suscitent une réflexion chez les acteurs de terrain, ainsi que chez tout parent, tout adulte soucieux de l'intérêt des Familles en général et des enfants en particulier. Car en parler c'est déjà AGIR !
Réaction :
-----Message d'origine----- De : Yvon Dallaire Envoyé : jeudi 10 avril 2008 23:00 À : Patrick GARNIER Objet : Re: RE : TR : Le divorce et le suicide au masculin Importance : Haute Épouvantable cette annonce ! Avertis-moi quand je pourrai la diffuser. Tu peux déjà prendre ou référencer mes textes suivants : http://www.optionsante.com/yd_reactions_fonctpere.php http://www.optionsante.com/yd_reactions_guidedivo.php http://www.optionsante.com/yd_reactions_reussite.php Je crois que tu as déjà reçu le texte ci-joint.