« C'est la Vie en Plus »  &  « Tout Autre Chose »

Thème : les enfants du divorce

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Jeudi 20 mars 2008

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,
Citoyens adultes et responsables,
Parents, éducateurs et décideurs,

Le 15 février 2008, à la demande spontanée de deux enfants et de leur papa, je les accompagnais en taxi (dépêché par la RTBF) jusqu'au Boulevard Reyers, afin d'enregistrer un débat télévisé dans le cadre de l'émission « C'est la Vie en Plus », présentée par Corinne Boulangier, réalisée par Bernadette Saint-Rémy et éditée par la journaliste de terrain Catherine Lorsignol, interlocutrice privilégiée des témoins.  Nous, Familles spoliées de nos enfants et représentées dans le public, remercions chaleureusement l'ensemble de leur équipe pour l'opportunité rarissime qui leur fut donnée d'exprimer leur ressenti par rapport à leur lourde expérience d'enfants victimes d'une tentative de rejet parental.  Ils ont eu l'impression à cette occasion d'avoir enfin été écoutés, et je l'espère entendus, là où leur compréhensible désir de réellement préserver le lien affectif avec leur père semblait avoir été totalement ignoré par le Tribunal.

Il faut bien noter qu'il s'agissait là malgré tout d'un cas particulièrement "heureux", dans la mesure où il constitue le seul que nous connaissions où un parent dans pareille situation a finalement pu continuer à voir la moitié de ses enfants...  et réciproquement...  au point d'en conserver actuellement la "garde" (contrôlée !) après maintes audiences et folles péripéties.  Ce malgré les divers pactes, conventions et traités internationaux ratifiés par la Belgique, consacrant ce droit élémentaire mais si souvent non appliqués.  Cette "chance" provient également du fait que les deux frères pouvaient mutuellement se soutenir, car lorsqu'il s'agit d'un enfant unique, il éprouve d'autant plus de difficultés à préserver son libre-arbitre, son discernement et son intégrité qu'il n'a personne de "neutre" avec qui débattre de la manipulation exercée progressivement sur lui.  L'expérience démontre en outre que l'âge idéal pour basculer vers le total rejet parental se situerait entre 9 et 12 ans...  8 ans et demi à l'époque pour ma propre fille...  mon unique enfant...  qui entend le même son de cloche mortifère depuis avant même sa naissance.

Malheureusement, les milliers d'enfants lobotomisés par l'un de leurs parents (et généralement par l'ensemble de cette moitié de leur Famille) ne seraient jamais venus sur un plateau pour témoigner de leur situation d'otage de la séparation-divorce.  Au contraire, certains seraient certainement venus déblatérer le parent "aliéné" au profit du parent "aliénant" pour lequel ils prennent généralement parti, enfermés dans un conflit de loyauté où, inconsciemment ou non, par instinct de survie (confer le mieux connu syndrome de Stockholm opérant même sur les adultes), ils deviennent les instruments de torture du parent "gardien", au détriment du parent "accessoire" titulaire de l'hébergement "secondaire"...  termes judiciaires révélateurs à eux seuls !

« Un enfant sans père est semblable à une maison sans toiture »
(Proverbe cambodgien)

Adrien et Robin (respectivement 17 et 13 ans) ont expliqué avec leurs mots d'enfants qu'ils en voulaient surtout à l'institution judiciaire de ne pas avoir su tenir son rôle normatif, en "cadrant" le parent réfractaire, ici la maman (comme dans la plupart des cas de rejet parental, notamment parce que statistiquement les femmes persistent à obtenir l'hébergement dit "principal", condition sine qua non pour réussir une "aliénation"), qui leur aurait explicitement reproché de persister à vouloir aimer leur père...   « tu es une crapule » si je reprends les dires spontanés des enfants.

Il est d'ailleurs remarquable que les journalistes qui, dans le cadre de leur reportage et après avoir obtenu les autorisations préalables nécessaires (!), sont allés filmer la dernière audience relative à ce dossier, se sont vus menacés d'une peine de prison s'ils le diffusaient, prétextant qu'il s'agissait de mineurs (ce avant qu'un avocat ne les aurait invités à venir planter leur caméra pendant une semaine « pour voir ce qu'il se passe ici »...  sans toutefois oser ouvertement témoigner).  Tout comme le grand-père maternel aurait virulemment menacé par téléphone les responsables de la chaîne publique suite aux bandes-annonces où il reconnut évidemment ses petits-enfants.  Bien entendu, dans un monde parfait, il ne faut pas impliquer les enfants, bien au contraire...  sauf que cela est déjà fait depuis belle lurette, à notre grand malheur collectif, le leur autant que le nôtre.  En outre, les enfants rachitiques que les ONG filment (sans masquage informatique à la post-production) pour apitoyer les téléspectateurs afin d'engranger des dons et aider à vaincre leur misère doivent-ils être dorénavant cachés sous ce même prétexte ?

Au nom de quoi faudrait-il taire la détresse de ces enfants : parce qu'elle n'est pas aussi visible que d'autres formes de violence...  ou parce que cela dérange l'ordre "bien" établi ?  Nous reviendrons en temps utiles sur ce point important par des exemples concrets d'entorses ahurissantes à nos droits et libertés fondamentales, en commençant par celle d'expression...  puisque le conducteur de la célèbre liégeoise « papamobile » affirme quant à lui s'être même vu menacé par ce tribunal de ne plus revoir ses enfants tant qu'il ne fermerait pas son site ! Démocratie quand tu nous tiens...

Pour l'heure, ces enfants veulent créer une association, « j'aime papa et maman », à laquelle ils m'ont demandé de collaborer afin qu'un site Internet soit mis en ligne, lien que nous vous invitons dès à présent à visiter...  et initiative que nous vous proposons de soutenir dès à présent (le site est encore "en construction" dans la mesure où il se réalise en fonction du rythme des enfants...  qui ont bien entendu leurs études à suivre ainsi que quelques activités extrascolaires pour la détente).

Je connais bien ces enfants-témoins ; je suis allé dormir plusieurs fois chez eux et réciproquement ; nous avons notamment visionné ensemble la susdite émission.  Ils ont dormi dans la nouvelle chambre de ma fille, désespérément vide depuis tant de mois ; Robin sur son nouveau matelas haut de gamme, Adrien au pied de ses armoires à Légos et Barbies.  Ce ne sont pas des mythomanes, ni de sombres crétins, ni des excités "vindicatifs" ; ils cherchent juste à présent à aider les autres enfants et parents injustement séparés les uns des autres, tandis que quasi personne ne se soucie réellement de cet inquiétant problème de société.  Je les apprécie, notamment pour leur inhabituelle pugnacité.  A vous de leur demander ce qu'eux-mêmes pensent de leur grand copain de Theux et de sa situation en particulier.

Imaginez qu'ils ont dû fuguer à plusieurs reprises pour imposer leur volonté extraordinaire de grandir autant auprès de leur père que de leur mère.  Qu'ils ont donc décidé de verser dans l'illégalité en "défiant" les mêmes Magistrats que ceux qui ont refusé de me confier ma petite fille alors que tous les indicateurs étaient clairement là pour les alerter du danger évident de rupture du lien paternel qu'elle encourait.  En Afrique, dans les pays dits "sous-développés", la Famille a conservé une place prépondérante ; ici il faut presque enfreindre la loi et se cacher pour maintenir un réel contact avec SES parents...  est-ce normal à votre avis ?

Leur père, ancien architecte indépendant âgé de 48 ans, a comme moi vu le monde s'écrouler sous ses pieds en 1998, date à laquelle il se voyait jeter dehors comme un malpropre endéans la semaine (mesures drastiques permises par l'abusif 223Cc), avec pour conséquence imminente de ne plus revoir sa seule fille et son fils aîné, handicapé mental sévère.  Sans avoir plus que moi la prétention d'être parfait, il a essayé de faire au mieux pour préserver sa Famille.  D'ailleurs, il a insisté il y a quelques mois pour que ses deux enfants renouent contact avec leur maman, ce qui malheureusement n'est pas encore réciproque.  Jamais ils n'auraient tant souffert si la Justice avait pris en temps utiles les mesures nécessaires qui s'imposaient au lieu de conforter les parties dans cette escalade sans fin.

Il fait partie de ces parents indignés qui dépensent sans compter une énergie colossale pour que cessent ces crimes odieux qui détruisent tant de Familles.  Car s'agit-il encore d'un simple délit lorsqu'on vous kidnappe psychiquement vos enfants, lorsqu'ils ont disparus de votre vie aussi sûrement que s'ils étaient morts ?  Ceux-ci habitent parfois à quelques kilomètres de chez vous mais ils ne veulent plus vous voir dans le cas d'une "aliénation" pleinement réussie...  et donc il vous est impossible de "faire votre deuil", les uns préférant tourner la page pour ne pas définitivement gâcher leur propre vie (ce dont je ne puis sincèrement les blâmer), étant démissionnés plutôt que démissionnaires, tandis que les autres culpabilisent, ou sont animés par un sentiment d'Injustice voire de colère.  Pouvez-vous imaginer ce qu'endurent les parents des enfants disparus ?  Car des Madeleine McCann, il en existe partout, près de chez vous, certainement autant que des affaires Outreau.  Il suffit de parcourir la rubrique des faits divers pour comprendre où certaines de ces situations dramatiques peuvent mener, des suicides aux infanticides.

« L'esprit s'attache par paresse et par constance à ce qui lui est facile ou agréable ; cette habitude met toujours des bornes à nos connaissances,
et jamais personne ne s'est donné la peine d'étendre et de conduire son esprit aussi loin qu'il pourrait aller »

(Duc de La Rochefoucauld)

Sur le plateau également, Benoit Van Dieren, l'actuel psychologue attitré de ces enfants, était ponctuellement présent.  Ce médiateur convaincu affirme pourtant que, quand tous les signaux sont au rouge clignotant, il ne faut pas prendre la voie de la médiation car le temps joue contre l'aboutissement à une  issue favorable.  Ce professionnel, un des précurseurs dans notre plat pays, est en contact (sans en faire partie intégrante) avec nos différentes associations.  Sa réflexion se nourrit des diverses théories (dont celle de l'école du Docteur Gardner et le fameux SAP)...  mais également de nos expériences pratiques, de nos analyses, de nos recherches sur Internet et autres lectures diverses, de cet échange de compétences.  D'ailleurs, il me soumettait récemment en primeur la lecture de son dernier article, afin que j'apporte un éclairage extérieur sur sa perception de la problématique, ce qui constitue une preuve d'intelligence et d'ouverture.  Nous espérons que ses confrères emboîteront rapidement le pas, car la plupart d'entre eux ne savaient absolument pas de quoi nous leur parlions il y a encore à peine 2-3 ans.

Sans vouloir casser du sucre sur l'ensemble de telle ou telle profession, ni paraître vaniteux, avant de me consacrer bénévolement (encore davantage) à la cause de ces milliers de Familles déchirées, j'ai jadis eu l'occasion, malgré mon jeune âge, de superviser le travail de consultants et "experts", en tant que responsable ICT d'une importante industrie.  En l'occurrence jusqu'à simultanément cinq voire dix personnes (installation d'un réseau bouclé dont dorsale de 3 kms en fibres optiques, passage de 250 programmes à l'euro, projet ERP...), rémunérées chacune entre 28 et 35.000 francs belges par jour (plus du double pour certains de sociétés internationales comme PriceWaterhouse Coopers, Cap Gemini, Arthur Andersen...) ! A présent, le pompeux terme "expert" ne m'impressionne plus du tout car, si leur avis peut parfois être pertinent, j'ai vu des techniciens facturés au quart de ces montants plus efficaces que certains prétendus génies.  Je ne me suis en tous cas jamais caché derrière l'un d'entre eux pour prendre une décision, surtout lorsque celle-ci devait être prise rapidement.  Comprenne qui pourra.

Si vous prenez la peine d'écouter l'émission radiophonique du 13/03/2008 « Tout Autre Chose », présentée par Véronique Thyberghien, suite à celle en images de la veille, vous remarquerez que le discours que nous tenons depuis tant d'années correspond à celui de ces deux spécialistes.  Cependant, je pense pour ma part qu'aucun thérapeute sérieux ne pourra vous conter qu'il comprend parfaitement ce que vous pouvez ressentir suite à la perte "virtuelle" d'un enfant.  Avec tout le respect que j'ai pour ces personnes et pour la profession qu'ils représentent, la limite de leur empathie se situe à celle de votre vécu personnel, celle de leur expérience de praticien à la vôtre de parent détruit, celle de leur théorie à votre pratique.  C'est ensemble, eux "experts" des cabinets (avec l'avantage de pouvoir généralement prendre davantage de recul que ceux qui sont directement impliqués dans ces drames) et nous "experts" de nos expériences douloureuses, de nos blessures à vif, de notre volonté inébranlable de sauver nos enfants, de nos recherches et de nos confrontations d'idées entre parents militants, que nous pouvons faire avancer les choses et améliorer le monde de demain pour que Adrien et Robin n'aient plus peur de concevoir à leur tour des enfants.

Je ne prétendrai jamais que tous les magistrats sont incompétents, tous les juges pourris, tous les psys malades, tous les médiateurs mous, tous les huissiers des piques assiettes, tous les politiques corrompus, tous les avocats véreux (l'avocat du petit Robin s'est par exemple spontanément proposé pour le faire gracieusement connaissant la situation précaire de cette Famille...  sans agir par calcul intéressé en espérant bénéficier de retombées a posteriori puisqu'à l'époque le dossier n'était absolument pas médiatisé).  J'essaie au contraire d'agir dans un esprit constructif, quitte parfois à choquer, parce que j'estime qu'il est encore trop facile de casser du père, parce que j'ai pu constater de mes propres yeux que le "système" ne fonctionne pas (même dans les cas extrêmes d'une simplicité limpide où la mère déclare par exemple qu'elle ne veut pas que le père reconnaisse SON enfant car elle estime qu'il n'a « rien à lui apporter »)...  et c'est un doux euphémisme !

Certes il y a des divorces "heureux", ou du moins peut-on limiter les dégâts autant que faire se peut.  Sur le plateau, Raphaël, l'aîné d'une fratrie de trois pères différents (!), a donné l'impression qu'il s'en était très bien sorti.  Mais en réalité, puisque nous nous sommes revus depuis, au-delà de cette présentation caricaturale, ce fut loin d'être aussi simple, il a dû lui aussi endurer le poids des critiques à l'égard de son père et nul ne sait dire s'il aurait basculé dans le rejet parental s'il avait été plus jeune.  Il y eut effectivement le témoignage d'une jeune femme qui se félicitait du divorce de ses parents...  mais personne n'a d'emblée relevé qu'il était survenu à un âge où elle était déjà suffisamment construite pour y faire face.
Sans compter que, si certains sont plus aptes à digérer ces épreuves, tel n'est probablement pas le cas de la majorité des enfants.

Ainsi, j'ai eu l'occasion de converser, lors du souper préalable à l'enregistrement, avec la dame filmée dans la pénombre.  Cette adulte a atteint la quarantaine et est professeur d'université mais, à l'entendre, elle conservera toute sa vie des blessures inguérissables suite à la séparation de ses parents...  qui déboucha sur la perte de son père.  Entre anorexie juvénile et difficultés ultérieures pour fonder un foyer, mêmes les personnes intelligentes et fortes en apparence peuvent voir leur vie bouleversée suite à ces séparations.

Alors de grâce, si la vie n'est certes pas toujours un long fleuve tranquille et qu'il vaut parfois mieux accepter de s'apercevoir que l'on s'est trompé pour emprunter ensuite un autre chemin, ne banalisons pas trop vite le divorce ! Nous souhaiterions que les parents fassent d'abord de réels efforts pour tenter de préserver le couple avant de se séparer "pour des peccadilles", sans dramatiser la séparation si celle-ci est vraiment inévitable, en gardant à l'esprit que le conflit est de loin la chose la plus mal vécue par nos chérubins qui constatent être l'enjeu de toutes ces tractations d'adultes.

Et le cas échéant, positionnons-nous en couple plutôt qu'en parents distincts, en expliquant bien à nos enfants qu'ils n'ont aucune influence sur notre décision finale...  comme je l'ai jadis fait avec ma fille lorsqu'elle devait avoir quatre ou cinq ans et qu'elle "déprimait", pleurant de ne pas avoir la chance de grandir au sein d'une Famille unie, peut-être pour inconsciemment infléchir notre position et nous "remettre ensemble".  Essayons de respecter la douleur et surtout la place de l'autre, en soutenant explicitement le rôle de l'autre parent, en le traduisant dans les actes (je n'ai personnellement jamais empêché Florence de voir sa mère, malgré mes propres rares dérapages), en donnant à nos enfants une idée valorisante et précise de la place qu'ils ont, en ne les mettant pas à une place qui n'est pas la leur.

Je suis malheureusement bien placé pour témoigner qu'il est très difficile de faire la distinction dichotomique entre les différentes facettes de nos rôles de parent (éducateur), notre interminable parcours de justiciable (requérant ou intimé)...  et notre combat de militant actif dans notre cas, de s'abstenir de tout comportement émotionnel malsain, d'entraîner même involontairement ses enfants dans le conflit, de ne pas tomber dans des "dérives autoritaires".  Par exemple, il est déjà difficile à notre époque pour beaucoup de couples d'asseoir leur autorité de parents, mais cela devient carrément impossible quand des parents séparés ne se soutiennent pas.  « Ton père t'a encore engueulé ma fille ?  Quel salaud celui-là, la prochaine fois ne te laisse pas faire : il n'a pas le droit de te faire peur comme çà ».  C'est assez facile de l'extérieur d'expliquer aux autres comment il faut agir idéalement, mais les conseilleurs ne sont pas les payeurs.  Chacun a ses limites, avec ses qualités et défauts, moi autant que tout autre, surtout dans ce domaine intangible que constituent les relations affectives.  Le Président Sarkozy, malgré son indéniable intelligence, a récemment eu le loisir d'observer la déconfiture que son union soudaine a contribué à provoquer au sein de l'électorat français.

A ce sujet, pour en revenir à l'émission télévisée, j'ai particulièrement apprécié le passage où une dame expliquait qu'on ne pouvait pas reprocher à une mère d'être au départ fusionnelle, possessive, voire envahissante.  Un psychologue vous expliquera mieux que moi que le père intervient normalement à la naissance comme un « tiers séparateur » qui structure la parenté, j'en parlais déjà en page 118 de mon petit récit sans prétention, témoignage fidèle, chronique d'une mort paternelle annoncée.  Cette dame déclara ensuite que, depuis mai 68, les pères (dont le sien) avaient été progressivement exclus, évincés sur une voie de garage par un féminisme exacerbé...  et qu'il était grand temps qu'ils retrouvent leur place en tant qu'hommes, que les femmes retrouvent également la leur...  « et rien que la leur ».  Nous rejoignons bien évidemment son analyse et sommes heureux que ce discours provienne cette fois de la bouche d'une femme engagée.

D'autre part, dans l'émission radiophonique qui assurait la continuité de son pendant visuel, Madame Claude Halmos, la célèbre psychologue française, déclarait sur les ondes de la RTBF : « Quand il s'agit du corps de l'enfant l'idée de danger là tout de suite on se mobilise, mais par exemple un enfant qui ne voit plus un de ses parents...  c'est pas vrai que la justice considère qu'il y la même urgence alors qu'il y a absolument la même urgence...  parce que la destruction psychique c'est aussi grave que la destruction physique.  Un enfant élevé comme çà peut très bien se suicider à l'adolescence et on dira qu'on sait pas pourquoi mais si on reprend l'histoire on sait pourquoi ».  Cette perspective tragique, je l'ai également soulevée dans divers de mes précédents écrits....  malheureusement sans succès.  Peut-être que si un psy dit la même chose, on lui accordera du crédit...  nous les parents on ne nous écoute généralement pas.

Ainsi, je peux entendre les arguments de l'intéressée comme quoi les études nordiques quant aux incidences catastrophiques subies par les enfants du divorce doivent être nuancées.  Il est évidemment très difficile voire impossible d'établir une stricte corrélation entre, par exemple, le taux de suicides chez les jeunes en Belgique (un des plus élevés au monde et le second en Europe après la Finlande) et le modèle parental qu'ils ont connu.
Cependant, je suis intimement convaincu que les impacts négatifs sont largement plus conséquents que les aspects positifs que certains peuvent retirer de l'épreuve douloureuse que constitue la séparation de leurs parents.  Il me semble par conséquent essentiel de veiller à ne pas indirectement faire l'apologie de ce modèle "moderne" du tout jetable, du changement à la légère de partenaires et de la recomposition à tout crin.

Les vols de nuit, Bruxelles-Hal-Vilvorde, les sans-papiers...  et les 200.000 enfants belges qui ne voient (quasi) plus un de leurs parents, généralement le père...  et donc généralement toute une moitié de leur Famille...  cela n'intéresse-t-il donc personne ?!?

Nous faisons partie de ces parents qui n'acceptent pas d'être "une génération sacrifiée" ; nous refusons que l'on continue à démolir nos enfants par des mécanismes insidieux qui peuvent avoir de lourdes conséquences sur leur développement psychoaffectif, certains partisans de la théorie du "syndrome" d'aliénation parentale considérant ces atteintes psychologiques permanentes comme « au moins aussi grave qu'un viol ».  Nous sommes prêts à aller jusqu'au bout pour sensibiliser le plus grand nombre, pour que ces carnages cessent et que des responsabilités soient établies, hinc et nunc.

Nous espérons pouvoir collaborer à d'autres émissions sur le thème des Familles éclatées, problème sociologique majeur que nous parvenons à peine à mettre en exergue auprès de certains journalistes et autres parlementaires.  Nous voudrions faire comprendre au grand public qu'il n'y a guère de différence entre ces rapts internationaux et ces rapts intra nationaux.  Que votre enfant soit kidnappé au Kenya, au Liban, en Suède, en Allemagne, ou ici en Belgique, pays dit démocratique et civilisé, quelle est donc la différence ?  Ne serait-il finalement pas plus "simple" de faire agir notre diplomatie à l'étranger que de s'opposer (bien malgré nous) à une Justice hyper féminisée (aucune parité en cette matière), souvent inerte, à tout le moins maladroite, voire aveugle, sexiste et impitoyable ?

Nous souhaitons apporter notre point de vue de parents, mais aussi celui des grands-parents, de la Famille élargie.  De tenter d'apporter des pistes de solution à ces problèmes, d'améliorer l'efficacité de l'institution judiciaire qui trop souvent se contente d'opposer les parties et nourrit ce faisant le conflit...  qui risque de rapidement dégénérer dans la spirale de la violence.  D'essayer d'évaluer l'ampleur du phénomène et de voir comment intervenir pour empêcher ces mécanismes théorisés par certains psychanalystes et pédopsychiatres mais qui, le constat est irréfutable, aboutissent en définitive à la perte d'une moitié de la Famille.

Dès que nous abordons le problème de l'indispensable sanction, nous nous heurtons à un mur.  Emprisonner une mère qui se rendrait coupable de multiples non présentations d'enfant(s) ?  Allons donc, vous n'y pensez pas ! Raison pour laquelle sans doute, d'après les statistiques que j'ai péniblement obtenues et croisées (malgré une affligeante rétention d'informations de la part des autorités judicaires) dans 99,83% des cas ces délits ne sont pas suivis d'une condamnation.

Sauf erreur de ma part, mes lectures autodidactes m'apprennent que les articles 431 et 432 du code pénal stipulent pourtant que toute personne qui soustrait l'enfant mineur, a fortiori âgé de moins de douze ans, encourt une peine variant de huit jours à cinq ans de prison selon les cas.  A quoi sert-il que le législateur vote des lois si c'est pour que le pouvoir judiciaire en fasse abstraction ?  Extrait : « § 3. Dans les cas où il aura été statué sur la garde de l'enfant mineur soit au cours, soit à la suite d'une instance en divorce ou en séparation de corps, soit dans d'autres circonstances prévues par la loi, les peines prévues aux §§ 1er et 2 seront appliquées au père ou à la mère qui soustraira ou tentera de soustraire son enfant mineur à la garde de ceux à qui il aura été confié en vertu de la décision, qui ne le représenteront pas à ceux qui ont le droit de le réclamer, l'enlèvera ou le fera enlever, même de son consentement. »
Elles semblent tellement inappliquées (et donc méconnues) que jadis un avocat du BAJ me parla d'une peine maximum de quatre mois de prison...  en me précisant immédiatement que c'était rarement le cas en pratique ! Enfin pas toujours, car je connais des pères qui se sont fait cueillir à l'aéroport puis emprisonner pour avoir simplement par exemple voulu montrer leur(s) enfant(s) à leurs grands-parents paternels résidant à l'étranger, ou même pour ne pas avoir payé les pensions "alimentaires" (surtout avant l'invention du SECAL), pas toujours par choix, ayant pour beaucoup perdu notamment leur domicile "conjugal"...

De même, quand on évoque la possibilité de chercher les enfants par l'usage de la force publique (la police ne se déplace plus que sur injonction du parquet et les huissiers ne peuvent jouer que la carte de l'intimidation), on se heurte à l'idée préconçue que cela va traumatiser les enfants.  Demandez donc au fils d'Olivier Limet, présent sur le plateau, s'il ne voudrait pas qu'on vienne le chercher manu militari dans son école au Kenya si c'était à refaire.  Jim a entre-temps compris que son père n'est pas « un monstre », comme avait voulu lui faire croire sa maman au terme d'un lavage de cerveau en bonne et due forme.
La vraie question qu'il faut se poser est la suivante : est-ce plus traumatisant de voir débarquer des agents en uniforme que de perdre un de ses parents ?  Est-ce plus traumatisant de voir que l'institutionnel intervient pour faire respecter l'ordre que de s'apercevoir à l'âge de raison que c'est la loi de la jungle, l'on est passé à côté de tant de choses, pendant que son autre parent souffrait tant ?

Celles qui disent qu'il ne faut pas intervenir si "brutalement" seront vraisemblablement les premières à décréter avec force et conviction qu'il faut enfermer leurs "ex" si ces derniers les privaient à leur tour de leur(s) enfant(s), ne serait-ce que pendant une semaine ! Nous avons le cas avec Anne, une maman qui ne voit plus son fils et qui a récupéré sporadiquement sa fille, à présent adolescente, bien qu'elle refuse à présent toute communication avec sa mère.  Demandez donc à cette dernière où elle considère qu'il faut envoyer le père qui ne respecta pas les jugements à son insu.  Il est probable que lui ira tôt ou tard manger des oranges, étant d'ores et déjà condamné avec sursis...  contrairement à la mère de ma fille (et tant d'autres) qui a déjà fait bien pire...  mais qui reste totalement impunie.

Certes rien ne vaut la prévention, moi aussi je rêve d'un monde parfait, mais à force de se cacher derrière 36 services et autres spécialistes, à force de reporter les problèmes, de postposer l'inéluctable, de se dire que çà ira mieux demain, la gangrène s'instable inexorablement, tandis que cette déchirure s'ancre dans le conscient ou le subconscient de ces jeunes en construction, ce qui n'est certainement pas dans « l'Intérêt Supérieur de l'Enfant ».

Qui oserait aujourd'hui prétendre sérieusement que ma Famille (car tous mes proches se sentent concernés) en serait là si, depuis dix ans, un responsable avait réellement pris ses responsabilités en faisant appliquer la kyrielle de décisions judicaires statuant sur la "garde" de Florence et systématiquement bafouées, si un seul Substitut avait pris l'initiative de rédiger une apostille pour envoyer une équipe de policiers forcer l'exécution des jugements (le 1/08/2006 par exemple, au lieu de me conseiller d'abandonner « provisoirement » ma fille « pour votre bien » car « elle reviendra plus tard »), si un seul Juge avait transféré l'hébergement pour le confier au parent le plus susceptible de laisser l'autre exister, si un seul Magistrat s'était servi de toutes les lois existantes pour mettre la pression sur cette mère toxique qui ne voulait rien entendre, en usant du 1382Cc pour commencer, ou encore du 780bis Cj (dont j'ai informé plusieurs avocats au lendemain de sa publication au moniteur), en attribuant l'autorité parentale exclusive au père, ce qui dans notre cas aurait également eu pour effet de définitivement régler le problème du patronyme (malgré ma reconnaissance de paternité forcée, la maman s'obstine même à refuser que notre fille porte mon nom, ce qui contribue à maintenir un climat délétère, attitude nauséabonde que le Tribunal a récemment souligné).  Au contraire, malgré « le risque du pourrissement de la situation » évoqué par le Président du Tribunal de Première Instance dès 1998, aujourd'hui nous sommes devenus mon unique enfant et moi de parfaits étrangers...  CQFD.

L'hébergement égalitaire alterné, chaque fois qu'il peut être appliqué, constitue selon nous un garde-fou intéressant pour éviter ces dérives parentales où le parent "principal" a l'opportunité d'entrer en résonance voire en coalition avec ses enfants, le parent "secondaire" devenant progressivement étranger et même ennemi...  aussi logiquement qu'un chien comprend vite que son maître est celui qui lui sert de la pâtée dans sa gamelle.  Mais ne nous leurrons pas, contrairement à une affirmation erronée d'une thérapeute présente sur le plateau, la loi du 18/07/2006, bien qu'elle aille effectivement dans le bon sens, n'a certainement pas tout réglé, loin sen faut.  Elle prône un modèle, une solution à examiner en priorité, mais le juge reste in fine souverain et nous savons que certains (pas tous fort heureusement) ont une conception bien personnelle, teintée de féminisme et de condescendance, de la place que l'on doit réserver au père, incapable par essence de s'occuper des enfants « surtout en bas âge », a fortiori s'ils ont un rhume, ne disposant apparemment pas du gène adéquat dans sa paire de chromosomes 23.

Et si ces préjugés absurdes ne font pas leur oeuvre, il est très facile pour un avocat sans scrupules d'expliquer à sa cliente comment contourner cet ennuyeux obstacle de la "garde partagée".  Entre les manoeuvres dilatoires, les appels procéduriers, les pseudos médiations tirées en longueur, la calomnie et diffamation (jamais poursuivies), les mises en scène de violence, les accusations d'alcoolisme voire de pédophilie, les arguments matériels ou de temps libre, les faux témoignages (au besoin rémunérés), les demandes de pensions alimentaires exorbitantes, les faux certificats médicaux de complaisance, les retraits derrière la "propre volonté" des enfants... (liste non exhaustive)...  il existe un moyen fort simple d'obtenir gain de cause: en déménageant suffisamment loin pour que les trajets scolaires constituent en pratique une entrave majeure à ce mode d'hébergement équilibré.  Car il est fort à parier qu'à choisir, le juge donne la priorité à la mère, généralement déjà  titulaire par défaut de ce droit dans l'attente de sa souveraine décision, cautionnant ainsi la politique du fait accompli.

A titre d'exemple, dans mon cas personnel et sans vouloir faire pleurer dans les chaumières, le Service de Protection Judiciaire, dernier ixième service en date (enfin) mandaté par le tribunal en juin 2007 dans le cadre d'une saisine protectionnelle...  après 27 audiences et 78 plaintes (+ X), sans compter les absences scolaires systématiques pendant plus d'un an...  vient de me fixer un nouveau rendez-vous dans un délai d'un mois pour « faire le point sur la situation de Florence »...  après nous avoir reçu une première fois fin septembre 2007, après avoir « provisoirement suspendu le droit aux relations personnelles de Monsieur Garnier dans l'attente de trouver une solution » (à la demande de la mère) en octobre 2007 (soit il y a déjà cinq mois !).  On m'a donc "temporairement" (et officiellement cette fois) privé de ce maigre lamentable droit (déjà très insatisfaisant lorsque cette honorable Mère daignait le respecter), décision judiciaire grappillée à coups de centaines de milliers de francs et autant d'années de souffrance...  alors que ce n'est pas moi le coupable qui n'envoyait pas ma fille régulièrement à l'école afin qu'elle ne voie (à nouveau) plus son autre parent.  Un peu comme si un automobiliste décidait demain de rouler bourré à 60 kms/heure devant les écoles et que le Juge décidait de retirer les panneaux de limitation de vitesse et l'alcotest pour ne pas froisser le conducteur récalcitrant plutôt que de lui rappeler qu'il ne fait pas la loi ! Au risque de m'attirer des antipathies, j'estime qu'une approche coercitive eut été dès le départ bien plus salutaire !

« fugit irreparabile tempus »

« Le temps s'enfuit inéluctablement » (Virgile, 70-19ACN, Géorgiques, III, 284)
Un poète latin se reprochant de se laisser aller à des digressions alors que le temps passe et qu'il conviendrait d'aller droit au but...

Bref voilà donc encore près d'un mois de plus à attendre, à galérer, à rajouter à tous ceux que nous venons de perdre à éternellement discuter...  1 sur 122, après tout quelle différence allez-vous me dire ! Sauf que pendant ce temps-là le temps fait son oeuvre, le ciment liquide a bien pris et est devenu solide béton...  tandis que le retour à une relation normale ne fait que se compliquer de jour en jour, pendant que l'on persiste à reculer les échéances, à entretenir la flamme de l'espoir, en espérant peut-être que "l'emmerdeur de service" se lasse, ou qu'il se "sacrifie" pour le "bien" de sa fille en disparaissant de sa vie, ou se flingue...   en attendant peut-être que la petite me renie...  ou ait atteint sa majorité ?! Un petit dessin valant mieux qu'un long discours, voici le bilan pour 2006-2008.  Mes parents, des gens paisibles, Famille d'accueil depuis 25 ans de surcroît, sont totalement révoltés et sont convaincus de l'existence de protections ! Enfin, après tout, nous avons quand même eu la chance en dix ans de passer un Noël en Famille...  Elle est pas belle cette fameuse "égalité des sexes" à géométrie variable ?

Malgré que même des intervenant(e)s du SAJ (notamment) me conseillèrent verbalement dès 2003 (soit après déjà 5 ans de ping-pong juridique) de médiatiser l'affaire, estimant par ailleurs en 2006-2007 que la Justice « dysfonctionne totalement dans ce dossier » et « se montre toxique » (je cite), je suis resté bien sagement tapi dans l'ombre, certaines personnes de mon entourage se demandant comment je pouvais rester si calme...  ou encore comment je ne baissais pas les bras, comme la plupart finissent par le faire.  Bien que certains me parlaient, à tort ou à raison, de l'influence de la franc-maçonnerie (dont m'avaient jadis parlé les grands-parents maternels), je n'ai pas versé dans la théorie du grand complot... bien que je m'interroge évidemment sur cette véritable non assistance à personne en danger que nous avons tous pu observer au fil des années.  Malgré que feu mon grand oncle Louis Rosewick, un brave type très intègre, époux de feu ma marraine Angèle puis de ma "seconde marraine" Marie-Josée, fusse membre (et sans doute même doyen) d'une des (trois ?) loges de Verviers, qu'il avait connu l'actuel Bourgmestre de cette ville (Claude Desama) et ses parents dès l'époque où il était en culottes courtes, ou encore qu'il avait jadis côtoyé des éminences du Parti Socialiste tel l'ex Ministre fédéral et Député européen Yvan Ylieff...  ou encore que mes parents et moi avions notre jardin mitoyen à celui de feu l'ex-Ministre fédéral André Damseaux...  jamais je ne suis alors intervenu auprès d'un politique ou d'un "frère", respectant scrupuleusement le principe de la séparation des pouvoirs, en faisant confiance en notre Justice, en laissant la sérénité aux débats.  Jamais je n'ai léché les bottes de quiconque, je ne mange pas de ce pain-là.  Mais je me demande aujourd'hui si, comme les grands-parents maternels de ma fille me le déclaraient jadis : « il faut être naïf pour être honnête » !

Pendant neuf ans j'ai su me taire et prendre sur moi, chaque jour un peu plus.  Mais là la coupe est pleine, le vase a débordé, l'élastique a cédé...  te veel is te veel ! Je ne suis qu'un homme, avec ses propres limites, et je n'accepte plus d'être suspendu à un misérable fil, d'échéances en échéances sur ce carrousel interminable.  Je sais que je n'ai en rien mérité le traitement inhumain et honteux que la Justice a laissé infliger à ma Famille pendant toutes ces années et j'ai bien l'intention d'obtenir "réparation", de réclamer que des responsabilités soient clairement établies, que les lourds dommages soient reconnus et "réparés".
A force de se dire « rien n'est blanc, rien n'est noir, tout est gris », beaucoup de personnes n'assument plus pleinement leurs responsabilités, prétextant que c'est "compliqué" et se limitant à « voir passer les plaintes ».  Ce n'est pas être "carré" et obtus que de penser qu'on ne peut indéfiniment se limiter à la voie du compromis.  Ou alors il faut vite fermer les prisons et rendre la liberté à tous ces pauvres détenus qui ont tous de "bonnes raisons" pour avoir commis ces crimes ! Ce n'est pas parce que le domaine relationnel est "intangible" qu'on doit faire abstraction des faits, des constats de non présentations d'enfant(s) par exemple. 

â Ni nos enfants ni nous-mêmes ne sommes des jouets, des pions sur un échiquier de Monopoly ! á

Je terminerais en produisant copie du SMS que j'ai reçu hier soir de la part d'une assistante sociale et criminologue de surcroît : « Ton brouillon est ce qu'il y a de plus criant et véridique.  Je pense franchement que beaucoup de théories, de juges et autres fanfarons de notre système ne font que nous éloigner d'une réalité toute proche : un enfant a besoin de se construire entre et avec ses deux parents.  Ton article résume bien l'émission et apporte à nouveau une vérité qui dérange. ».

En espérant que ces quelques réflexions personnelles pourront s'avérer utiles à une réflexion plus poussée.
Sans oublier bien sûr que quand le SAP erre, l'hippo pète, saperlipopette !

Patrick Garnier
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-----Message d'origine-----

De : Benoit Van Dieren

Envoyé : jeudi 20 mars 2008 14:15

À : les.enfants.du.divorce@skynet.be

Objet : Re: Emissions télé et radio sur la RTBF (La Une/La Première, 12 et 13 mars 2008)

 

Bonjour,

 

J'ai ete favorablement saisi par ce courrier, empreint de sensibilité et de sagesse, ce qui est tres difficile à concilier quand on vit une situation comme le votre. Bravo, continuez dans ce sens et avec le frémissement de prise de conscience au niveau des "autorités" que je percois pour le moment, avec l'appui du 3me pouvoir que constitue les médias, les choses ont des chances de bouger.

 

(si tel est votre souhait, je ne m'oppose pas à ce que ce présent message soit diffusé à qui vous voulez)

 

Bien à vous,

Benoit Van Dieren


-----Message d'origine-----
De : [père des enfants masqués]
Envoyé : dimanche 30 mars 2008 03:46
À : Patrick GARNIER
Objet : Re: Rappel de l'article

Patrick,

J'ais enfin lu l'entiereté de ton texte et je vais encore le relire car il s'agit d'une vraie bible.
Tout est dit et on ne peut plus clair. La culpabilité des juges est totale d'autant qu'ils ou plutot qu'elles sont à mëmes de comprendre leurs multiples erreurs depuis tant d'années mais là tu ne leur laisse aucune échapatoire.

Ton texte est excellent dans son ensemble!
j' émet uniquement quelques remarques
1. sur le paragraphe traitant de la papamobile.
Le père n' a pas été menacé de ne plus revoir ses enfants s'il ne ferme pas son site.
Non seulement le père ne voyait plus ses enfants depuis des années (voir son témoignage) mais les juges propose au père d'examiner la possibilité pour lui de revoir ses enfants s'il ferme son site.
(il faut savoir que ses enfants été aliénés et que le liens parental père-enfant était brisé de longue date voir le reste de son récit)
Il s'agit pour le moins d'une atteinte aux droits du père, à ceux de l' enfant et à celui de la liberté d' expression. voir en bas de mail. Je souhaite porter plainte aux droits de l'homme et de l'enfant mais à condition de ne pas être le seul à le faire.

En ce qui concerne mon histoire personnelle, ce qu'il n' est pas important de trop développer dans ton remarquable texte, j'apporte quelques précisions utiles.

En ce qui me concerne, ma vie à bien basculé le 20 janvier 1998 comme tu l' écrit, j'ais été jeté dans la rue sans argent, sans voiture, sans enfants puisque dans les mesures urgentes et provisoires le droit de visite n' était pas établit, non pas dans un délaid d'une semaine mais dans un délais de 3 jours.
Ni moi, ni mon collaborateur Marc [L.], ni ma secrétaire n'avions plus accès à mon bureau d'architecture (comprenant tout le 2ème étage de l'immeuble conjugual) comprenant table à dessin, dossiers clients, plans, ordianteurs etc... mais j'étais condamné à payer une pension alimentaire supérieures à 20 000 frs belges avec des revenus moyens inférieurs à 50 000 frs belge par mois. Les mesures urgentes prévoyait que je devais payer les pensions alimentaires alors que j'étais matériellement incapable de travailler puisque je n'avais pas d'argent, pas de voiture pour me rendre sur mes chantiers et aucun plans ou dossier d'aucun de mes clients.
Ce choc indescriptible m' a fortement amoindri psychologiquement et physiquement, je n'ais jamais plus su travailler en tant qu'Architecte Indépendant et ait du remettre l'entièreté de mes dossiers (Quand j' ais enfin pu les récupérer après une nouvelle décision judiciaire). à mon collaborateur qui a annoncé la nouvelle à tous mes clients car j'étais totalement incapable de les contacter moi-même.

En ce qui concerne ma fille et mon fils ainé j'ais dû me battre pour les finalement assez peu avec quasi à chaque droit de visite avec une sorte de liste de directives (assorties de critiques en tout genre) à suivre jusqu'en 2003 et je n' en n'ais donc pas été totalement privé depuis 1998 mais bien depuis 2003.

[...]concerne papamobile voir ci-dessus et ci-dessous

Le 13/04/2005 la cour d'appel de Liège propose au père de revoir ses enfants s'il ferme son site www.sospapa.be. Le père refuse. Le tribunal reporte l'affaire à quinzaine.

Le 27/04/2005 la cour d'appel de Liège constate que le père n'a pas fermé son site! Le verdict sera rendu le 1/06/2005.

Le 1/06/2005 Verdict: réouverture des débats le 22/06/2005!

Le 22/06/2005 la cour d'appel de Liège constate que le père n'a toujours pas fermé son site. Le dossier est mis au rôle tant que le père ne fermera pas son site www.sospapa.be!!!


Emission télévisée « C'est la Vie en Plus », diffusée le 12/03/2008 sur la RTBF-1 :
Travail de numérisation en cours - disponible ASAP
(découpage des séquences - enregistrement dans un format léger et standardisé)

Emission radiophonique « Tout autre chose », diffusée le 13/03/2008 sur La Première :
Débat intégral en 57'36'' (.mp3)
(j'ai enlevé toutes les publicités, les chansons ainsi que la séquence du journal pour ne garder que les interventions)
Extraits choisis en 5'47'' (.mp3)


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